Alors que la météo s’avère pluvieuse pour les jours à venir (semaines ?), j’ai contacté Rébecca pour venir en woofing dans sa ferme. Elle est éleveuse de moutons qui pâturent dans les herbus du Mont-Saint-Michel. La ferme n’est pas inscrite en Bio, mais labellisée AOP « prés salés » afin de garantir une qualité et valoriser son travail sérieux (http://www.aop-pressales-montsaintmichel.fr/). Je suis accueilli par Rébecca qui rapidement m’intègre dans son univers et propose un box qu’elle a aménagé spécialement pour Honoré. Je suis touché de cette gentille attention pour mon camarade à grandes oreilles, c’est vrai que la pluie n’aurait pas été du meilleur confort pour lui, un peu de foin et de sec lui feront le plus grand bien. La saison agricole est calme, mais c’est le calme avant la tempête. 550 brebis vont agneller (faire leurs petits) d’ici quelques semaines. Alors ma présence n’est pas indispensable, mais Rébecca n’a pourtant pas hésitée à me recevoir. Toute la famille d’ailleurs. Son mari Ronan, son fils Valère et sa fille Sidonie, m’accueillent également avec enthousiasme. Rapidement, je me sens intégré, comme dans la famille. Même les chiens me font rapidement la fête quand ils me voient. C‘est vraiment réconfortant de se sentir aussi bien accueilli, au chaud et à l’abri de l’humidité. D’autant qu’à peine quelques jours après mon arrivée, j’attrape un bon rhume. Je suis choyé a souhait, mais ne veux pas perdre le rythme, le départ serait trop dur. Toutefois j’ai du temps libre, j’ai reçu Louise qui est venue faire un portrait sur Honoré et moi. Je publierai le lien quand l’article paraîtra. J’essaierais aussi de tenir cette page a jour…
woofing
Maraîchage
Comme je le disais dans le post précédent, je fais une pause d’une semaine aux Jardins de Toucanne où je fais du woofing. Cette pause nécessaire permet de reposer mon compagnon aux grandes oreilles et aussi de changer un peu de rythme avec la marche. Je suis accueilli par Louis et Olivier qui sont super agréables et accueillants. Les tâches à la ferme sont variées et j’ai la chance de partager ces tâches avec Tom, un futur jeune papa de 20 ans, en formation ici. Une jolie rencontre qui me rappelle ce que je vivais à son âge. D’autres rencontres comme avec Anne-Claude la veille de mon arrivée ou encore Annie, éleveuse de chèvres retraitée… Forcément on a des choses à se dire. La semaine est bien occupée avec le ramassage des dernières cucurbitacées, pommes, poireaux… Et samedi c’est marché a Rennes. Comme je dois aller à Décathlon (mon matelas se dégonfle) j’accompagne Louis pour l’installation. Ça me fait tout drôle de remonter un stand sur un marché, ça remu quelques souvenirs et je ne me sens pas dans mon élément avec les fruits et légumes, me manquent mes fromages… et mes clients avec lesquels des liens s’étaient tissés. À 9 heures Louis me laisse carte blanche, j’en profite pour aller faire le touriste et rencontrer Justine, justement sur le marché. Elle suit nos aventures sur Facebook et se prépare elle aussi a faire un périple avec son âne encore en cours d’éducation. Brève rencontre mais nous restons en contact pour la suite de sa préparation. Bonne chance à toi Justine. Je passe par La Poste décharger les affaires que je n’utilise plus, puis prend le bus pour Décathlon et faire quelques courses. Rennes est une grande ville, avec tous les inconvénients de toutes les grandes villes. Mais il est déjà temps de retourner au marché et rejoindre Louis, puis de repartir. Une rapide visite de Rennes avant de livrer le magasin bio, nous rentrons avant de recevoir Annie et Hervé a dîner. Agréable soirée, trop brève, comme tous les bons moments. Dimanche c’est repos total, enfin cartographie pour moi, lundi je paye mon inactivité par un bon mal de dos et mardi il est l’heure de repartir. Louis et Tom, en stage sur la ferme, m’accompagnent jusqu’au village, c’est super de marcher ensemble et facilite les au-revoir, bien que l’émotion s’impose sobrement. Annie habite sur mon trajet, elle m’a invité à déjeuner. Et quel déjeuner… Huîtres, magret de canard… Un festin oui ! Mais je dois profiter du soleil et reprendre la route. Louis et Annie m’ont donné une adresse pour bivouaquer, Annie appelle et je suis attendu dans la cour d’un magnifique château féodal.
Wwoofing
J’ai longuement hésité entre repartir de l’asinerie de Charlotte, il faudra bien partir un jour, ou rester quelques jours de plus. D’abord parce que l’accueil était génial, aussi parce qu’Agathe, la woofeuse arrivée lundi soir est sympa et super intéressante (elle est guide et conférencière pour des croisières notamment en antarctique). Mais aussi parce qu’il a plu cette nuit et que je dois plier la tente mouillée, et encore parce que j’ai explosé le forfait de 30 Go et donc plus Internet, donc plus de mail, plus de nouvelles et plus de carte routière. Finalement il était convenu que je parte, alors… je télécharge les cartes avec le Wi-Fi de Charlotte. Et comme d’habitude après une pause, le départ est difficile. Ça fait une semaine et demie que je suis arrêté. Charlotte a pris soin d’Honoré, vérifié ses bobos, corrigé ses appréhensions, fait passer une passerelle… Bref elle nous a consacré du temps et pour moi c’était super important. C’était une belle rencontre et le repos chez elle à fait beaucoup de bien à Honoré et à moi aussi. Et avec de belles rencontres, Cyrille, les gens de Connexions Paysans, Isabelle… pleins de gens sympas. Et finalement je me suis bien reposé et le mollet va mieux.
Faut quand même que je vous parle un peu plus de Charlotte. Ancienne journaliste, elle a repris mais aussi développé, l’asinerie « Aux Ânes etc… » qu’elle gère seule. Elle y propose l’asino-médiation avec un public en situation de handicap, des randos à la carte et des formations. Depuis peu elle accueille aussi des séances de yoga. On en parle dans les cahiers de l’âne, revue que tous les amoureux des grandes oreilles connaissent.
J’ai aussi profité la pause pour resememeler mes Lowa. 1400km ça use les souliers. C’est les cordonnier du SuperU de Saint-Gildas-des-Bois qui m’a fait du bon boulot. Il faut dire que sa femme fait Compostelle, il connaît les besoins des randonneurs.
Je disais donc que le départ était compliqué. Charlotte et Agathe nous accompagnent jusqu’au premier obstacle, une grande flaque d’eau causée par la pluie. Mais Honoré passe rapidement avec l’aide de Charlotte. Je dis pudiquement aurevoir avec quelques trémolos dans la gorge et part rapidement. L’étape sera courte, 16 km pour une reprise ça ira bien. Bivouac au bord d’un étang à Fégréac, ponctué par un groupe de jeunes venus faire une partie de pétanque nocturne, avec des bières. Je me suis endormi avant le score final.