Wwoofing dans le Lyonnais

Je ne devais rester que quelques jours pour visiter la ferme et comprendre son fonctionnement, mais la bonne entente avec Bernadette et Alain et les grosses chaleurs annoncées, m’incitent à prolonger le séjour.
Visite du vieux Lyon et ses traboules (passages étroits entre deux immeubles), découverte du funiculaire pour accéder à la basilique Notre-Dame de Fourvière ou encore dégustation de glace d’un grand glacier Lyonnais au soleil couchant, c’était une belle découverte. Merci Bernadette, Sylvie et Alain.
La météo caniculaire m’invite à prolonger le séjour parce-que pour repartir ça va monter sec avec le Pilat et parce-que les températures sont trop élevées et annuleraient tous les bienfaits de la pause sur la santé d’Honoré (et la mienne). On n’est pas pressés, on va attendre que le temps se calme. Et puis j’ai encore plein de choses à découvrir comme par exemple la découpe des agneaux (désolé pour mes amis vegans) ou encore l’éducation de la jeune Border qui doit prendre la relève pour diriger le troupeau. Mais hier soir, fort de mon enthousiasme à aller donner à manger aux agneaux, je me suis précipité et ne tenant pas compte de la forte pente, la brouette chargée de grains m’a emmené, provoquant une déchirure musculaire au mollet. Direction les urgences, mais retour à la ferme car personne en radiologie. J’ai quand-même eu des calmants à l’efficacité limitée mais qui m’ont permis de passer la nuit, en pointillés, mais bon. Ce matin retour aux urgences pour confirmer le diagnostic et passer à la pharmacie. Merci Bernadette d’avoir joué les ambulanciers. Bref, je dois me résoudre à une nouvelle pause, qui risque d’être longue.

Monts du Lyonnais

La journée avait plutôt mal commencée avec une erreur d’itinéraire. Enfin, un détour inutile pour aller à la supérette qui risque d’être fermée ce dimanche matin. Heureusement une riveraine randonneuse indique qu’il y a une autre supérette dont elle est sûre qu’elle est ouverte. Demi-tour, petit crochet par la fameuse supérette puis retour sur le GR7. Ça descend sec et en bas, chicane anti-cyclos et escalier. Non ! Impossible de faire demi-tour, on débâte, faut que ça passe. Honoré joue bien le jeu, ouf. Mais après la descente, ça remonte. Et sérieusement. On quitte enfin la route pour un charmant chemin, mais à nouveau, chicane anti-cyclos. Grrrr ! Je débâte, rebâte, remonte 500 mètres et re-chicane ! Heu comment dire… Ça fait chier et j’espère que ça va pas être comme ça toute la journée ! Bon, heureusement, c’était la dernière. Mais ensuite ça grimpe plein sud, donc au soleil. Et avec le temps perdu à débâter et rebâter, ben du coup on monte au soleil et sous la chaleur déjà écrasante. Dire que je me plaignais du plat de l’Eure ou de la Marne, ben figurez-vous qu’aujourd’hui ça me manquerait presque, un peu de plat. Je dis presque parce que marcher sans ombre c’est pas mieux que les forts dénivelés. Au moins de temps en temps il y a de l’ombre. Ce soir, on écourte l’étape. Je demande à un couple d’agriculteurs s’il y a de l’eau au point que j’avais repéré sur la carte, ils m’assurent que non et nous proposent de bivouaquer dans le pré que les vaches viennent de quitter. Parfait, il y a de l’ombre, le sol est assez plat et la dame, dont j’ai oublié de demander le prénom, nous propose la douche. Je peux même recharger la batterie, le panneau solaire a chaud et comme on cherche l’ombre, il est moins efficace.
Et ce matin, café et cake au citron maison. Encore pas mal de dénivelés aujourd’hui, la traversée d’un joli village médiéval nommé Rochefort. J’avais déjà traversé un Rochefort-en-Terre en Bretagne, classé « Un des plus beaux villages de France ». Le mal au dos m’interdit de rester immobile avec le poids du sac le temps de ramasser les déchets, et puis avec les dénivelés peu stables, ce n’est pas prudent. Il y a beaucoup de serres et de tunnel par ici. Je pensais la culture de fruits rouges plus dans la Drôme, mais les altitudes d’ici le permettent aussi. La vue du haut de Saint-André-la-Côte est magnifique sur la vallée du Rhône. Dommage que le temps vire à l’orage, on distingue à peine les Alpes. Hier soir on pouvait entrevoir jusqu’au Vercors.
Ce soir bivouac à Sainte-Catherine près d’un étang. La journée qui suit est un peu particulière, c’est le dernier jour de marche avec Christine et Jaka. Même si on savait que ce jour arriverait, on ne savait pas que ce serait aujourd’hui. Mais définitivement, notre bulle est impénétrable, mon caractère de vieux con solitaire, pas fait pour supporter un autre bipède (enfin pas trop longtemps). La pauvre Christine préfère interrompre son aventure, et je la comprend bien.
Sinon la journée était encore belle, un peu plus fraîche et ça a fait beaucoup de bien. Sur les crêtes on pouvait voir d’un côté la vallée du Rhône jusqu’aux Alpes, de l’autre le Livradois Forez et en face le parc naturel régional du Pilat. Nous arrivons à Valfleury, un nom évocateur et bien porté par cette jolie commune. Le village est consacré à la Vierge, de l’église et sa crypte au chemin de croix et aux oratoires. Bref c’est beau mais il a été difficile de trouver un emplacement plat pour les tentes.
Pour la première fois depuis notre départ, aujourd’hui je fais demi-tour. Bien avant de partir faire ce tour de France, j’avais repéré une ferme à louer dans le coin, mais je ne sais pas pourquoi la visite ne s’est jamais faite. Et comme par hasard, alors que je continue mes recherches pour redémarrer une activité agricole tout en parcourant la France, je retombe sur cette annonce et il se trouve que la responsable de répertoire installation du Rhône, rentre de vacances aujourd’hui. Je lui laisse donc un message, explique à ma situation et dans l’après-midi même, je reçois les coordonnées des propriétaires de la ferme. Ce matin, alors que Christine quitte l’aventure, je retourne sur mes pas pour aller visiter cette ferme à 25 km de ma position actuelle. La journée de marche est longue et chaude et j’arrive tard sur la ferme. Autant dire que je n’ai plus de courage pour visiter, une bonne douche et un repas suffiront. Je suis chez Bernadette et Alain, éleveurs d’ovins viande dans la vallée du Gier. Je profite d’être là pour faire du wwoofing, qui sait ça peut être amusant de faire du wwoofing dans ma future ferme… Avec ces chaleurs, le travail est plutôt matinal, c’est l’occasion de faire quelques courses l’après-midi et faire ressemeler mes chaussures pour la seconde fois (enfin pour cette paire là) et c’est Bernadette qui s’est occupé de tout. Merci Bernadette. L’entente est plutôt bonne avec le couple, je peux rester quelques jours à la ferme et modifier mon itinéraire pour rejoindre mon trajet. Ou en découvrir un autre… Je n’ai plus d’impératif pour rentrer chez moi alors j’en profite. Ha ! Que ce chemin est chargé de surprises !

Beaujolais

Nous sommes au cœur du Beaujolais, c’est magnifique et valonné. La sortie de Beaujeu est raide, les 5 kilomètres de descentes d’hier se remontent ce matin. Heureusement la montée est pratiquement toujours ombragée et au détour des chemins, la vue est une véritable récompense à nos efforts. Dans la montagne il y a peu d’habitation et il faut mesurer nos ressources en eau et se ravitailler chez l’habitant. Mais à 14 heures, la chaleur caniculaire nous incite à ne pas prolonger l’effort et se poser là, dans un hameau. Un jeune nous propose une grange pour monter les tentes et le terrain du voisin pour Honoré. Ce sera parfait. La chaleur a eu raison de nos forces et la sieste s’impose d’elle même. Petit repas léger et retour sur le duvet (dedans il fait trop chaud) réveil à 5 heures pour partir à la fraîcheur du matin.
Mais la nuit n’a pas beaucoup rafraîchi l’atmosphère. Encore des montées ce matin mais heureusement à l’ombre. On atteindra le sommet de la journée à 865m en début d’après-midi. On a bien marché et l’avance accumulée ce matin et les nombreux ravitaillements en eau nous incitent à prolonger l’effort pour raccourcir l’étape de demain qui permettra de faire le point et le premier ravitaillement. Ce soir bivouac près du stade de Ternand où le maire nous a ouvert les vestiaires pour avoir de l’eau fraîche. L’étape a été beaucoup trop longue avec cette chaleur, les organismes ont souffert.
Nous décidons de partir plus tôt car les premiers kilomètres se font sur le bitume. Et en plus, ça monte. Ça monte même toute la journée. L’objectif est d’atteindre Tarare, une ville assez grande pour se ravitailler et potentiellement faire une pause. J’appelle la mairie qui me propose un parc en centre ville mais assez grand et ombragé. Il y a même des chèvres (encore ! ), des daims, des canards… On peut faire la journée de repos ici, parfait. Christian, employé communal qui habite sur place, nous ouvre les sanitaires et nous permet de recharger les batteries de téléphones. Le parc est plutôt fréquenté, des logements sociaux l’entoure et il fait la joie des riverains. Peut-être un peu trop le soir avec des ados qui viennent fumer tard…
Honoré passe la journée de repos avec les biquettes, il est habitué mais pas elles. Ça lui fait du bien de se dégourdir les pattes et nous de ne pas marcher. Christine va faire quelques courses et moi, je regarde le Tour de France (cycliste cette fois ci). Christian nous invite à dîner avec sa compagne Valérie. Elle est en pleine réflexion et est curieuse par nos parcours et nous ravis de partager nos expériences. Merci à eux pour cette très agréable soirée. Christian nous offre le petit déjeuner pour nous faire gagner du temps sur le rangement du bivouac et prolonger le moment de partage. Merci encore c’était bien agréable.
Départ tôt mais arrêt rapide pour passer une chicane anti-cyclos. Il a fallu débâter pour passer. Ça grimpe encore une bonne partie de la journée. La chaleur est un peu plus supportable mais quand même, c’est trop. Les points de vues sont toujours aussi beaux, variés et reposants. On profite d’un coin aménagé pour le pique-nique pour faire la pause de midi, un cimetière est tout proche pour faire le plein d’eau, ça tombe super bien. Le ramassage des déchets reprend sa place au sein du convoi. Je ne suis pas super efficace mais Christine est enthousiaste. Ce soir nous arrêtons la marche assez tôt, faut dire qu’on est parti tôt aussi, et, en apercevant une Madonne sur la colline d’en face, j’étais tenté d’aller m’y poser. Je regarde sur la carte, ça semble un joli spot pour bivouaquer. J’appelle la mairie de Villechenève qui me confirme que nous pouvons nous y installer, il y a de l’herbe et un sanitaire. Le point de vue est magnifique encore une fois. Je pense qu’on est sorti de la zone Beaujolais, nous n’avons pas vu de vigne aujourd’hui. Un orage vient écourter la soirée, je me couche tôt et j’ai bien fait, un autre orage avec du vent me réveille dans la nuit, pas trop par la pluie mais surtout le vent. Finalement rien de bien impressionnant, mais ça a eu l’avantage de rafraîchir efficacement l’atmosphère. Pourtant on garde l’habitude de partir tôt et ce matin et Christine est au top sur le ramassage des déchets. Obligé de la freiner car le sac est déjà rempli. Les paysages sont toujours aussi magnifiques. J’aperçois même les monts du Livradois Forez et le col du Béal près d’Ambert (enfin c’est ce qu’on m’a dit, je ne sais pas le repérer de ce côté de la montagne). La descente se poursuit direction plein sud et nous arrivons à Brussieu où la mairie nous propose de bivouaquer près de la salle des fêtes, il y a de l’eau et des toilettes publiques.

Pause biquettes fin

Parce que toutes les bonnes choses ont une fin, il est temps de repartir de cette pause rallongée. Bon, niveau météo c’est pas la meilleure semaine avec ces températures caniculaires. Niveau santé je ne suis pas encore revenu au niveau optimal mais je suis sûr que ça reviendra en marchant tranquillement.
Honoré joue un peu à cache-cache ce matin mais finalement, semble content de repartir. Il faut retrouver le rythme, les bonnes habitudes et je m’attendais qu’il me test un peu plus. Il faut dire que la configuration de notre petit convoi est un petit peu modifiée. En effet pour quelques jours, Christine et sa chienne Jaka, vont marcher avec nous. Ça implique un autre rythme de marche, une autre organisation que celle à laquelle nous sommes habitués, une vigilance totalement différente. Christine est habituée à la randonnée pédestre mais aussi équestre puisqu’elle possède deux chevaux qu’elle monte. Nous avions bivouaqué chez elle au pied des Vosges et l’idée de marcher avec un âne attirait sa curiosité. J’avais déjà marché avec Marie-Pierre et Marie-Annick quand nous étions en Normandie, ainsi qu’avec Bruno. Nous avions aussi gravi le Mont Saint-Michel de Brasparts dans les Monts D’Arrée en Bretagne avec Gauthier. On m’avait déjà proposé de marcher avec nous quelques jours, mais ça ne s’était jamais concrétisé. Pour tout dire, je n’avais pas hâte que ça arrive parce que notre duo est une sorte de bulle dans laquelle je craignais que personne ne puisse s’immiscer. Il est vrai que le rythme de marche lors d’une randonnée est bien différente avec un âne et qu’il est parfois difficile d’arriver à s’y adapter. Mais la topographie de la région et la chaleur accablante de ces jours-ci semble correspondre à l’exercice.
Bien sûr il a fallu s’organiser, essayer de répartir les toiles de tente et divers matériels nécessaires à un confort minimum et à l’alimentation. La première journée de marche nous conduit chez Bellinda et Gérard, également chevriers… Décidément ça me suit. Nous sommes arrivés chez eux grâce à Arthur de l’auberge des Arrêts, à Saint-Jacques-des-Arrêts, qui nous a gentiment offert un verre. Saint-Jacques-des-Arrêts n’est pas un nom de village attribué par hasard. Nous sommes sur la voie historique de Compostelle, plus de mille ans que les pèlerins empruntent ce chemin, commun sur cette portion avec le chemin de Saint-François-d’Assise.
Un cadre magnifique, une vue splendide sur la vallée et de précieux conseils pour repartir en évitant les grands dénivelés. Honoré a pu gambader tranquillement au milieu des biquettes, il semblait content.
La chaleur est de plus en plus pesante et les dénivelés importants. Ça met le moral à rude épreuve d’autant qu’on se retrouve au cœur d’une course d’enduro moto. Heureusement on passe entre deux épreuves et les motards coupent leur moteurs pour ne pas effrayer Honoré. La montée est terminée, la descente de 5 kilomètres vers Beaujeu est périlleuse et éprouvante pour le dos, le moral, les genoux… la caravane complète, il faut bien l’avouer. En plus, des barrières bloquent le passage en bas d’une descente dangereuse. Là je suis en colère, c’est un chemin de grande randonnée (GR76) et il est impossible de sortir de ce chemin à pied. Je ne comprends pas que la fédération de randonnée cautionne ce genre de comportement qui n’empêche que les randonneurs de passer. Impossible de passer la barrière avec un sac à dos ! Les motos peuvent passer en contournant par dessus, mais à pieds, c’est carrément de l’escalade. Hors de question de faire demi-tour… Il faut débâter et espérer qu’Honoré aura envie de jouer les équilibristes. Ça passe Ouf ! Mais je suis en colère.
La fatigue, la chaleur et les douleurs obligent à écourter la recherche de bivouac, les abords du stade de foot feront bien l’affaire. D’autant qu’il y a un ruisseau au fond pour rafraîchir les animaux et de l’eau potable tout près. Une nuit qui sera juste réparatrice. Au niveau des déchets j’avoue qu’ils n’ont pas été notre priorité, pour l’instant on est dans les réglages du convoi.
Ha aussi je voulais passer un petit coup de gueule à propos d’un type qui s’amuse à se faire passer pour moi. Il a notamment harcelé des gens en proposant avec insistance des blablacar… Y’a que le blabla qui est juste… Mais aussi en essayant de vendre des publicités auprès d’artisans dans le magazine du Pays Saint-Pourcinois pour lequel je fais quelques piges. Et plus récemment sur Facebook. Les victimes ont déposé plainte, moi aussi pour usurpation d’identité. Enfin c’est pas bien malin.

Pause biquettes, suite

La météo semble vouloir qu’on reste ici encore quelques temps. Des orages, de la grêle, des grosses averses, du vent… Mais comme ça fait du bien d’être ici, que la pause est réparatrice et que le paysage est magnifique, on prend le temps qu’il faut pour organiser la suite du voyage.
Dernièrement, j’avais été recontacté par Cécile, une enseignante d’une école de Haute-Saône chez qui j’avais bivouaqué. Nous avions évoqué la possibilité d’intervenir dans son école. Les enfants ont rédigé quelques questions que Cécile m’a envoyé et aujourd’hui j’y réponds en direct, en visio avec Honoré, curieux de voir tout ce petit monde dans le téléphone. Comme lors de mon intervention dans l’école de Manon dans la Marne, les questions des enfants sont très pertinentes et leur bienveillance, touchante. Merci aux enfants et à la maîtresse pour ce moment d’échange passionnant.
Avec la météo humide, les foins ont été interrompus le rythme de la ferme s’est ralenti. Et ça tombe bien parce que le mal au dos lui n’a pas ralenti, bien au contraire. Et pour couronner le tout, je loupe une marche, ce qui a pour effet d’amplifier la douleur dans les lombaires. Heureusement rien de grave, mais je dois reporter encore mon départ d’une bonne semaine.
Le traitement commence à faire effet et je reprends progressivement la marche. La ferme est à environ 5 km de La Roche de Solutré, site rendu célèbre par François Mitterrand qui s’y rendait chaque lundi de Pentecôte pour gravir son sommet en compagnie de son épouse, de sa famille et de ses amis depuis 1946. C’est la troisième fois depuis le départ que mon trajet me fait penser à cet ancien président de la République. La première fois c’était l’an dernier, début août, lorsque nous sommes passés à Jarnac en Charente. J’avais rempli les gourdes dans le cimetière dans lequel il repose. La seconde fois, c’était cet hiver tout près de Verdun quand nous sommes passés à l’endroit où ont été découverts les corps d’Alain Fournier et ses hommes, écrivain célèbre dont l’ancien Président était fan. C’est d’ailleurs grâce à sa passion pour l’écrivain que j’avais à l’époque rencontré le Président. J’avais alors une douzaine d’années, mon père m’avait transmis sa passion pour la philatélie et j’avais commencé une collection sur le thème des grands écrivains. Il y a eu une exposition à l’école du Grand Meaulnes à Epineuil-le-Fleuriel tout près de chez moi, à l’occasion de la sortie d’un timbre à l’effigie d’Alain Fournier je crois. Ma modeste collection, bien mise en valeur par mon père, avait toute sa place dans cette exposition. Et c’est à cette occasion que François Mitterrand avait fait le voyage, non officiel, jusqu’à l’école du Grand Meaulnes. J’avais eu la chance de le rencontrer, à 12 ans c’est impressionnant de rencontrer un Président de la République. Alors aujourd’hui c’est tout un symbole pour moi d’être là, tout près de la Roche de Solutré.