Plastique dans du papier

Petit coup de gueule du jour ! Je me suis acheté des petites brioches au chocolat, bien pratique pour le petit déjeuner, même si c’est industriel, c’est bio. Je fais attention aux produits que j’achète et leurs emballages. Sur le paquet il est noté 100% papier, 100% recyclable. Super, un produit bio, abordable et dont l’emballage ne pollu pas.
Mais surprise, les brioches sont emballées individuellement dans un embalage plastique.

C’est quand qu’on voit la mer

Les côtes et les descentes sont de moins en moins dures, plus courtes aussi. L’horizon est plus loin. Et je me dis « c’est quand qu’on voit la mer ? » Je m’arrête à Bussière-Badil bivouaquer près d’un lavoir avec l’accord du maire. Tout près il y a des bennes de collecte de verre, papiers et emballages, et je constate  que bon nombre de villageois viennent à pied, parfois en voiture, trier leurs déchets consciencieusement.

Je poursuis mon chemin et croise des colonies  de vacances. Je parle des déchets aux moniteurs, les gamins sont plus intéressés par Honoré.
On traverse Montbron, nous sommes en Charente, et trouve un bivouac conseillé par un voisin, près d’une source. L’endroit est magnifique, mais il y a des traces de pas de sangliers qui doivent venir s’abreuver ici. J’espère qu’ils ne viendront pas cette nuit. Le voisin vient voir si je suis bien installé, le lendemain matin la belle-sœur viendra me saluer, elle a parcouru plus fois les chemins de Compostelle et me donne quelques conseils. Nous commençons à découvrir le vignoble charentais.
On marche moins l’après-midi,  la chaleur est écrasante. On traverse Vilhonneur dont l’histoire douloureuse de la seconde guerre est largement évoquée, puis nous arrêtons à Pranzac au stade municipal. Le soir je suis rejoins par Jean-Paul qui m’hébergera à Angoulême le temps de faire quelques courses et tâches administratives. Jean-Paul à lui aussi parcouru le GR4 avec son âne, d’Angoulême à Vulcania. Il m’apporte une bière bien fraîche qui fait un bien fou.

En Dordogne

Nous sommes maintenant sur la route de Richard Cœur de Lion. Il y a pas mal de châteaux par ici et quelques uns plutôt bien entretenus. Les paysages sont toujours aussi beaux et variés, mais aussi vallonnés.
Au détour d’un chemin, alors que je cherche un lieu de bivouac,  je suis salué par un couple de Hollandais. Je venais de me faire jeter par un Hollandais propriétaire d’un immense château mais qui n’avait pas de place pour nous. Là ce n’est pas un château, c’est la nature qui règne. Un peu comme chez Jean-Marc à Eguzon. Mais je suis bien installé, lavabo et WC en plein air, étang, cabanes… et Honoré dispose d’un grand espace riche en bonne herbe.

Je quitte la Haute-Vienne pour la Dordogne, juste pour quelque jours. Les chemins sont agréables mais parfois mal entretenus. Et avec les pluies de ces derniers jours, ça n’a rien arrangé. La nature est bien verte mais la chaleur commence à peser, il est déjà temps de trouver un bivouac. Une jeune maman et son fils nous ont vu arriver et commencent la conversation. Je débite mon discours devenu routinier et demande si elle connaît un coin. Elle me dit que le voisin d’en face a déjà accueilli des vagabons aniers. Je tente et suis reçu cordialement. Pierre est un spécialiste de la vente de chevaux et ânes et observe attentivement Honoré. Il me félicite du bon état de mon compagnon à grandes oreilles et m’invite à dîner. Le lendemain matin Monique me sert un petit déjeuner complet. Je suis touché de cette attention qui me permet de partir en pleine forme. Merci Monique et Pierre.

Concernant les déchets, depuis que je suis en Dordogne je retrouve des bacs de collecte et peux donc reprendre mon activité.

Changement de paysages

Avec ce temps, les affaires ne sont pas sèches le lendemain. Je choisi donc une nouvelle journée de repos au camping d’Aix-sur-Vienne. J’en profite pour faire quelques courses et repos. Enfin, ça c’était le programme, l’après-midi a été ponctuée par un match de beach volley. Donc pour le repos, zéro.

Le surlendemain on reprend la route et pour la première fois depuis Saint Amand, je ne suis plus les coquilles du chemin de Compostelle. Bien que par endroit le GR4 en soit une variante. J’ai d’ailleurs une pensée pour Sylvain Dubois qui a un mauvais souvenir sur l’autre extrémité de ce chemin. Je comprend encore plus sa douleur quand il a perdu son anesse.
Les paysages changent, l’horizon s’elargi, les maisons sont moins cubiques, les toitures en tuiles rouges remplacent les ardoises noires. Je commence à entendre l’accent du sud-ouest, pas de doute, on a bien avancé. Bon par contre au niveau de l’accueil, le premier bivouac est étrange. J’arrive dans un hameau,  demande à une dame si je peux m’installer sur un bout de terrain qui semble communal. Elle me répond avec un accent anglais de demander au paysan voisin. D’un ton rustre il me répond que je peux, mais je ne le reverrais pas. En même temps vu l’hygiène du type j’aurais refusé l’apéro. Du coup je retourne voir l’anglaise pour un seau d’eau pour Honoré, je n’aurais rien de plus.

On part vite de là mais le gué est trop profond et la passerelle trop étroite. Détour pour commencer la journée. On passe par Saint-Laurent-sur-Gorre en direction d’Oradour-sur -Vayre. Je rencontre dans un hameau, un type qui me propose de venir le rejoindre. Jean-Michel vient de Lauzère avec son âne et sa cariole. Il va à Nantes. Baptiste me conduit dans un champ, mais impossible d’y monter la tente, des trous, des bosses, des crottes… Il me conduit dans un autre champ à l’autre bout du hameau où nous sommes accueillis par deux chevreuils. Je m’installe puis vais chercher de l’eau. Il me rempli les deux seaux à moitié puis s’en va. OK étrange l’accueil par ici.

Le lendemain nous partons tôt. La journée est ensoleillée, chaude même. Le midi on fait une grande pause et nous arrêtons assez tôt. On trouve un bivouac près d’une source, la maison est abandonnée mais les voisins me disent de m’installer là. Repos total et rafraîchissant.

Point déchets

Petit point sur les déchets. Je ramasse toujours à peu près la même quantité de déchets non recyclables, soit environ 20 litres par jours et autant de bouteilles plastiques et canettes, parfois plus.
Je précise quand même qu’en agglomération je suis moins efficace parce que je privilégie la sécurité d’Honoré. Je suis aussi moins efficace par temps de pluie parce que les déchets trempés sont compliqués à ramasser en respectant un minimum d’hygiène. D’autant qu’il n’est pas toujours simple de faire la lessive, soit par manque d’eau, soit pour faire sécher (pluie).
En Limousin Ouest, les bennes sont fermées à clé. Sûrement que les habitants payent au poids, mais ça ne fait pas mes affaires pour vider. Du coup plus de place pour ramasser.